Dr Dahan Les anciens dispensaires ont fermé les uns après les autres. La qualité des soins offerts diminuait alors que les coûts augmentaient. Les patients ne recourraient plus à ce service qu'en cas de grande urgence, ce qui finissait par spécialiser ces établissements dans des interventions lourdes et coûteuses dont ils n'avaient pas les moyens.

Les dispensaires ont fermé mais la question de l'accès aux soins de nombreuses populations demeure: les étudiants, les personnes qui ont de faibles revenus, et dans une certaine mesure les cadres qui n'ont pas le temps de se rendre aux consultations aux horaires habituels.

Nous assistons pour cette raison à des lacunes dans la prévention et le traitement rapide des pathologies, les soins plus tardifs sont plus coûteux, et à une surcharge des service d'urgence des hôpitaux, dont ce n'est pas la vocation.

Le gouvernement va proposer sa solution: la loi patient-santé-territoire et recommander l'ouverture de "maisons de santé", sortes de dispensaires modernisés. Que faut-il penser de cette proposition? Quelles sont ses mérites et ses inconvénients?